Le plaisir de vieillir – Anniversaire de l’éditeur Bernard Bujold

juin 23, 2009

Il ne faut pas se faire d’illusions, il n’y a pas de plus grande richesse dans la vie que la jeunesse! Mais pour ceux qui vieillissent, il faut bien aussi découvrir les bons côtés de l’âge car, de toute façon, on ne peut pas revenir en arrière…
Personnellement, j’ai passé le cap des 50 ans il y a déjà quelques années mais à chaque été, à l’occasion de mon anniversaire le 28 juin, j’aime bien faire un bilan de ma vie. C’est mon côté romantique!
D’emblée, ma plus grande réussite est d’être le père de deux enfants. Étrangement, cet événement fut aussi un des plus douloureux de ma vie car j’ai divorcé en 1991 et je n’ai pas pu voir grandir mon fils et ma fille qui sont nés en 1982 et 1983. Est-ce que je regrette d’avoir divorcé, non mais si j’ai un conseil à donner aux jeunes gens, c’est de bien choisir leur conjoint, obligatoirement par amour et pour aucune autre raison…
Pour ceux qui s’interrogent au sujet des deux mascottes LeStudio1.com, celles-ci sont inspirées de mes deux enfants. Monsieur X est à l’image de mon fils David et la mascotte Miss Gym est à l’image de ma fille Stéphanie. David est un « wizard »en informatique- internet et il a été un collaborateur important avec LeStudio1.com. Stéphanie est fiancée et elle travaille en marketing.
La jeunesse est sans contredit le moment charnière. Ce sont les décisions que nous prenons vers l’âge de 20 ans qui influenceront toute notre vie. Le choix d’une profession, les études appropriées, la découverte de nos passions, la rencontre d’un conjoint(e), etc. Autant de décisions prises parfois à la légère mais qui ont des conséquences incontournables et souvent irrémédiables sur notre vie d’adulte.
Mais si nous avons commis des erreurs, comment corriger la situation? J’aime dire que la vie est comme un voyage sur une rivière et que la seule option est de descendre avec le courant. Il faut donc se laisser flotter et espérer que nous éviterons les rochers et les écueils. En ce sens, la seule façon de corriger les erreurs de la vie est d’être chanceux! La chance de survivre aux obstacles qui sont sur notre voie et de pouvoir les transformer en événements positifs ou tout au moins de survivre à la catastrophe.
De fait, la chance n’est pas vraiment une question de choix. Je l’ai déjà écrit : « L’on ne choisit pas d’accueillir la chance mais c’est elle qui nous choisit. » Ce phénomène est d’ailleurs de plus en plus reconnu par les scientifiques et il semble même que certains employeurs posent la question lors des entrevues avec les candidats potentiels :« Est-ce que vous êtes d’un naturel chanceux dans la vie? »
La chance peut prendre plusieurs aspects mais c’est un élément essentiel pour réussir sa vie. Même si on avait pris les bonnes décisions lors de notre jeunesse, sans chance, les décisions les plus logiques se transformeront en échecs lamentables et parfois tragiques! La chance peut être aussi significative que de ne pas embarquer sur le vol d’avion qui va s’écraser dans l’océan (Air France) ou aussi simple que de trouver un billet de 5 dollars sur le trottoir.
Lorsque l’on dépasse la cinquantaine, on nous demande souvent si nous avons des regrets? J’aime bien répondre qu’il ne faut pas s’apitoyer sur les échecs ni croire que nous sommes totalement responsables de nos succès. Évidemment c’est une réponse simple mais elle résume bien toute la réalité de la vie.
Cette vie qui est en soi inexplicable et de façon générale, cruelle, animale et imprévisible. Comment expliquer, par exemple, les actes de violence entre les hommes? Alors que les religions devraient être le véhicule de l’amour et de l’entraide entre les humains, celles-ci sont la source de tous les maux, dont le terrorisme et les guerres!
Est-ce qu’il y a une vie après la mort, ou est-ce que la vie se résume uniquement à notre passage sur terre. Comme dirait le Docteur House, il y a de bonne chance que la vie ne soit rien de plus que notre vécu du moment présent. Si on se trompe et qu’il y a une après-vie, et bien nous aurons vraiment de la « chance » et nous pourrons poursuivre notre voyage éternellement… Mais comme l’a si bien dit François Arnault (le mari de la pianiste québécoiseHélène Mercier) : « …sur terre, il faut s’occuper des vivants… »
Pour conclure, j’ajouterai que la réflexion de Mademoiselle X dans l’édition LeStudio1.com de cette semaine résume bien comment je définis l’amitié et la façon par laquelle je sélectionne mes amis: « Mieux vaut mécontenter par cent refus que manquer à une seule promesse. »
En ce qui concerne mes activités favorites, loin de moi les plaisirs comme le parachutisme… Je préfère le calme d’un souper entre amis, un bon vin et, une fois la visite repartit chez-elle, lire tranquillement un livre, un magazine ou un journal… papier!
Je vous remercie tous et toutes pour les bons vœux que vous m’avez offert à
l’occasion de mon anniversaire et comme je vous le dis souvent:
« Je tiens le coup; and I am still fighting! »
Bernard Bujold – 
Photo 1: Bernard Bujold et les mascottes Miss Gym et Monsieur X
Photo 2: David et Stéphanie Bujold
Photo 3: Mademoiselle X LeStudio1.com et les mascottes du magazine.
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Le maire de Montréal et les élections municipales au Québec

juin 19, 2009

Le poste de maire de Montréal n’a plus le prestige qu’il a déjà eu à l’époque de Jean Drapeau mais il n’en demeure pas moins très convoité .

L’actuel maire, Gérald Tremblay, occupe le siège depuis deux mandats et il espère bien obtenir une troisième victoire électorale et terminer sa carrière à la direction de ce qu’il appelle sa ville! (Tremblay aura 67 ans le 20 septembre 2009) Le maire actuel s’est vu critiqué de façon agressive au cours des dernières annéesmais il a toujours su garder le cap malgré les attaques et il a toujours survécu, ce qui n’est pas peu en politique…
Personnellement, je connais bien Gérald Tremblay mais je ne suis pas un intime. J’étais plus près de l’ancien maire Pierre Bourque et j’avais même contribué, en compagnie de Pierre Péladeau, à sa première campagne et victoire électorale de1994. Péladeau avait mis Quebecor et le Journal de Montréal derrière Bourque et je servais de courroie de transmission. Nous avions délogé Jean Doré de façon inattendue car tous les observateurs prévoyaient que Bourque serait défait. Nous avions déjoué tous les sondeurs… C’était la première fois qu’un fonctionnaire(directeur du Jardin botanique) devienne le plus haut magistrat de sa ville. Je crois qu’il a été un excellent maire du moins durant son premier mandat.
J’ai également connu un autre candidat qui était aussi un ami personnel de Pierre Péladeau, Jacques Duchesneau. Malheureusement ce dernier n’a pas réussi à se faire élire lors de l’élection de novembre 1998 mais je crois qu’il aurait pu remporter la victoire s’il avait été mieux entouré. Ses conseillers en communications lui avaient recommandé de s’éloigner de son image de chef de police pour se rapprocher de celle du citoyen ordinaire. Je suis convaincu que c’est ce qui a causé son échec ! Je lui avais d’ailleurs proposé mes services à l’époque au niveau de ses communications mais Jacques n’avait pas voulu m’inviter dans son équipe. Soulignons que Pierre Péladeau était décédé en décembre 1997 et que jeme cherchais un nouvel emploi. J’aime penser que j’aurais pu aider Jacques Duchesneau à devenir maire…
L’actuelle campagne 2009 à la mairie de Montréal risque d’être à l’image de l’économie, c’est-à-dire plutôt morose et sans aucun grand projet. Le candidat Benoit Labonté aurait pu provoquer un débat coloré mais il a eu peur de ne pas gagner et il a cédé sa place à une ancienne ministre québécoise, Louise Harel, celle-là même qui avait piloté le dossier des fusions municipales. Son passé risque de la rattraper et de lui nuire. Est-ce qu’il aurait des candidats intéressants capables de déloger Gérald Tremblay. Très certainement mais ils ne sont pas prêts à payer le prix ni faire les efforts pour convaincre les électeurs. Jacques Ducheneau ne veut absolument rien savoir de ce poste et Pierre Bourque est à la retraite et heureux de l’être. D’autres comme Normand Legault sont fatigués de se battre pour convaincre tandis que d’ex-politiciennes comme Liza Frulla préfèrent leur nouveau rôle de vedette à la télé.
Les élections municipales se tiendront le 1er novembre prochain pour toute la province de Québec et en campagne électorale tout est possible. La preuve en est la ville de Québec. On croyait que personne ne pourrait remplacer la mairesse Andrée Boucher et voilà qu’un illustre inconnu, le maire Régis Labeaume, est devenu le maire vedette non seulement pour le Québec mais pour le Canada tout entier et même en France. Son truc, éliminer l’obligation pour les membres deson parti de l’appuyer. Chacun des conseillers peut voter selon sa conscience. Il faudra voir le résultat des élections de la ville de Québec alors que Labeaume sera lui aussi en réélection mais il semble bien que s’il y a un « Barack Obama » de la politique québécoise, c’est le maire de Québec!
La politique est souvent comparable aux courses de chevaux.Le cheval que tout le monde voit gagnant peu perdre la course derrière un cheval sur lequel personne n’a parié.
Bonne chance à tous les candidats à la mairie non seulement à Montréal mais partout au Québec. Que les meilleurs gagnent, hommes et femmes confondus!

Bernard Bujold – www.LeStudio1.com
Photo 1: Gerald Tremblay, Jacques Duchesneau, Louise Harelet Pierre Bourque
Photo 2: Régis Labeaume – maire de Québec
Lien Hôtel de ville de Québec
Lien Hôtel de ville de Montréal
Lien élections municipales 1er novembre 2009

Le rocher de Frank Stronach

juin 9, 2009

Frank Stronach est aujourd’hui l’un des hommes les plus riches au monde mais son histoire a commencé bien humblement notamment à Montréal alors qu’il était un jeune immigrant.
Je connais Frank Stronach (76 ans) pour l’avoir rencontré alors que j’étais à Ottawa dans les années 1984 suite à l’élection de Brian Mulroney. Stronach venait d’avoir 50 ans et déjà son entreprise de pièces d’autos Magna prenait de l’importance. Le souper que nous avions eu ensemble est encore gravé dans ma mémoire. Son histoire personnelle m’avait marqué.
Il me raconta : « Je suis arrivé au Canada en 1954 sans aucune possession. J’ai d’abord fait des petits travaux de rien du tout et j’ai même ramassé des balles de golf au nord de Montréal. En fait, presque ramassé car je n’ai jamais trouvé l’emplacement du terrain de golf… J’ai quitté pour Toronto et j’ai ouvert un garage de mécanique avec un associé. Nous étions deux jeunes avec un coffre d’outil… On travaillait sans arrêt et on dormait même dans le garage pour ne pas payer de loyer. À un moment donné, je me suis dit que ce n’était pas une vie. Un dimanche après-midi, je me suis assis sur un rocher et j’ai pensé: Qu’est-ce que je veux faire de ma vie? Réparer des vieilles voitures en échange de quelques dollars ou vivre une vraie vie avec une belle maison et une famille à moi? Là, sur ce rocher, j’ai compris que si je voulais réaliser mes rêves, j’en serais capable. Pour moi tout a commencé sur ce rocher…»
Évidemment raconté par Stronach avec son accent autrichien, on accroche à son histoire. Il sait communiquer et son regard est très attachant.
L’homme a connu beaucoup de succès mais aussi de nombreux échecs, en affaires comme en politique. Ainsi, il n’a jamais pu se faire élire député alors qu’il rêvait de devenir Premier ministre (1988). Son projet de magazine de luxe VISTA (1989) n’a pas fonctionné ni l’élection de sa fille à la direction du Parti conservateur du Canada (2004). Je dirais qu’il a connu autant d’échecs que de succès mais la conclusion est que les gains sont supérieurs aux pertes. Comme il le répète : «Il faut accepter ses succès, oublier ses échecs et continuer d’avancer…»
J’ai rencontré Frank et sa fille Belinda à quelques reprises au fil des ans. J’étais un supporteur de Belinda lorsqu’elle était candidate à la chefferie du Parti conservateur, poste qu’elle a perdu aux mains de Stephen Harper.
Dans le cas de Frank, il me fait penser à Richard Branson, Paul Desmarais ouGuy Laliberté. Ce sont des leaders qui occupent la pièce dès qu’ils y entrent, tellement leur « aura » est forte. Ils sont également très chanceux car ils ont tous été aussi près de l’échec que de la réussite. Leur destin a voulu qu’ils gagnent mais ils auraient pu tout perdre. À titre d’exemple, il suffit de regarder le destin d’un autre grand personnage qui leur ressemblaient sur le plan du charisme mais qui a tout perdu: Robert Campeau d’Ottawa.
Frank Stronach a aujourd’hui quitté le Canada pour retourner vivre dans son pays d’origine l’Autriche. Il a récemment fait la chronique des médias avec sa proposition d’acheter la compagnie automobile allemande OPEL. On parle aussi de son projet de voiture électrique, un précurseur dans le domaine.
Il faudra voir la suite mais Frank a démontré que la chance existe etqu’il faut simplement convaincre le destin de nous la présenter…
Photo 1: Frank Stronach à Berlin devant des journalistes (Mai 2009)
Photo 2: Frank Stronach dans son atelier mécanique (circa 1960)
Photo 3: Belinda et son père Frank Stronach (Mai 2008)
Photo 4: Frank Stronack à Saratoga New York

Guy Laliberté – Cracheur de feu sur la lune

juin 9, 2009

Le fondateur du Cirque du Soleil ira dans l’espace! On croirait presque une histoire Tintin d’Hergé tellement la vie de Guy Laliberté est palpitante et pleine d’aventures. Bernard Bujold l’a photographié alors qu’il prononçait une conférence devant la Chambre de commerce de Montréal en avril 2002.
(Voir reportage photos LeStudio1.com)
Photo: Guy Laliberté par Bernard Bujold

L’art d’aimer les spaghettis – Giullia Melucci

juin 9, 2009

Les spaghettis peuvent être un élément très utile aux relations amoureuses. C’est la théorie de l’auteure italienne Giulia Melucci qui signe un livre à la fois divertissant et pratique où elle nous propose des recettes faciles pour séduire son amoureux… Un livre à placer dans sa cuisine ou sa chambre à coucher.
LeStudio1.com a reçu plusieurs courriels concernant ce livre et l’ouvrage semble plaire énormément. Tous les messages reçus en font l’éloge! Ce livre est le premier de Melucci mais il ne sera sûrement pas son dernier.
Nous lui décernons une mention dans la galerie Les Meilleurs 2009.
www.LeStudio1.com/GiuliaMelucci


Anne Sophie Dutoit et la passion du cinéma

juin 6, 2009

La petite fille de Charles Dutoit, Anne-Sophie, est très confiante en son talent d’auteure-cinéaste et le succès de son premier film « Rêves perdus » lui donne entièrement raison!
Anne-Sophie était de passage à Montréal ( 2 juin 2009) pour annoncer la sortie de son film sur DVD. LeStudio1.com l’a rencontrée en entrevue à l’appartement de son grand-père, le Mastreo Charles Dutoit.
Voir le reportage complet à l’adresse Internet:

Hommage à Marcel Béliveau

juin 1, 2009

Je suis devenu un ami de Marcel Béliveau dès le moment où Pierre Péladeau me l’a présenté à sa maison de Ste-Adèle. Je m’en souviens très bien car nous étions assis au bord de la piscine et Marcel avait proposé d’aller me chercher un café à la cuisine. Il m’avait ramené une tasse qui était percée…
Pierre Péladeau adorait Marcel Béliveau et je dirais que c’était l’un de ses rares amis véritables. À de nombreuses reprises, Pierre me suggérait Marcel pour ceci ou cela. La dernière fois fut lors de l’acquisition du réseau de télévision TQS par Quebecor. PierrePéladeau voulait absolument que ce soit Marcel qui en dirige les opérations. « C’est notre homme et il va faire un kill de la station… » Malheureusement le fondateur de Quebecor est mort avant d’avoir puprendre possession de TQS et Marcel ne fut jamais nommé par les successeurs à la direction de Quebecor…
J’ai gardé le contact avec Béliveau après la mort de Pierre Péladeau mais nous ne sommes revus que quatre ou cinq fois entre 1998 et son décès. À chaque occasion, la rencontre était toujours très agréable et j’avais le sentiment que l’homme me considérait comme un grand ami. Pourtant, je n’étais pas un intime et mon amitié était tributaire de celle de Pierre Péladeau. Marcel Béliveau aimait quelqu’un s’il avait confiance en lui et parce que j’avais été le bras droit du fondateur de Quebecor, qui était son grand ami, Béliveau me considérait moi-aussi comme son ami.
La dernière fois que je lui ai parlé ce fut par Internet sur son Facebook. Il m’avait écrit un message pour me remercier de l’avoir mentionné dans une chronique LeStudio1.com et d’avoir souligné sa contribution à l’humour au Québec. Il avoua vivre une journée à la fois mais il ne craignait pas la mort. Je visitais son site régulièrement pour vérifier ses projets mais il n’était pas très actif. Il avait pourtant des centaines d’amis Internet.
La nouvelle de sa mort m’a attristé bien que je m’y attendais. Il disait que cela se produirait d’ici septembre prochain. Il aura quitté le 28 mai. C’est une autre page de l’histoire québécoise qui se tourne.
Comme il le dirait lui-même : Il faut continuer et ne jamais s’accrocher au passé. À ceux qui lui demandait souvent comment il envisageait la vie malgré sa santé chancelante, il répondait toujours: « Vis pleinement le moment présent et oublie le reste! Il faut accepter les événements de la vie si on ne peut pas les changer et ne jamais se battre contre l’impossible.»
Marcel Béliveau avait été un millionnaire de la télévision. Comment expliquer ses échecs en fin de vie. Il a commis deux erreurs importantes:
1. Il a voulu répéter ses succès de la télévision dans des domaines qu’il ne connaissait pas, les restaurants et les agences de voyages;
2. Il a investi son argent personnel, geste que ne font jamais les financiers…
Je vous invite à visionner l’une des dernières entrevues de Marcel Béliveau disponible sur le site Internet du réseau de télévision TVA.
Photo 1: Marcel Béliveau (Photo par Bernard Bujold)
Photo 2: Pierre Péladeau et Bernard Bujold
Photo 3: Marcel Béliveau au golf (Photo courtoisie Marcel Béliveau)