L’art du leadership et Barack Obama

janvier 28, 2009

Le monde entier a le regard tourné vers le nouveau président des États-Unis, Barack Obama, et on surveille comment il réussira à diriger le pays le plus puissant de la planète.
Il est évident que le président n’est pas un faible et même s’il affiche l’image d’un personnage porté vers les autres, il demeure ce que l’on appelle un « prédateur » et il est capable d’imposer ses idées au-delà de l’opposition et des critiques. La preuve en a été faite lors de la lutte électorale contre Hillary Clinton et plus tard contre John McCain. Dans les deux cas, il a su s’imposer et prendre la place qu’il revendiquait.
Certains diront qu’il possède du « charisme », cette aura indescriptible mais essentielle pour réussir en politique. On définit le charisme comme l’ensemble des qualités d’une personne qui peut séduire, influencer et fasciner les gens qui l’entourent par ses discours et son allure.
Être charismatique ne signifie pas être gentil! Il semble que Rahm Emanuel (49 ans), le chef de cabinet de BarackObama, ne soit pas exactement un caractère calme et gentil car il est souvent impulsif et agressif. Il a cependant du charisme, il est efficace et il livre les résultats. On attribue le succès électoral d’Obama en grande partie au travail d’Emanuel. Auparavant, il avait été l’un des ardents défenseurs de Bill Clinton dans l’affaire Monica Lewinsky.
D’ailleurs, il est intéressant de comparer le style de gestion de Bill Clinton avec celui de George W. Bush. Il semble que l’équipe Clinton était plutôt brouillonne tandis que celle de George Bush était très rigoureuse mais pourtant, le gouvernement Bush est considéré comme un échec tandis que celui de Clinton est perçu comme un succès dans l’Histoire des États-Unis.
Au Canada, on peut voir un autre exemple de l’importance du charisme dans le cheminement de l’ex-chef du Parti libéral, Stéphane Dion. Il n’a jamais pu s’imposer à la Chambre des communes à Ottawa et un message vidéo mal cadré a été l’événement qui a provoqué sa chute finale…
Le succès ou l’échec d’un leader dépend définivement plus du charisme que de ses véritables compétences ou qualités intellectuelles. Il sera intéressant de suivre Barack Obama au cours des prochains mois mais il est évident qu’il faudra toute une «dégaine» à lui et à son équipe pour réussir à relever le monde.
Bonne chance!
Bernard Bujold
www.LeStudio1.com
Lien article Rahm Emanuel – The New York Times
Photos du haut: Barack Obama, Stéphane Dion, Bill Clinton et Rahm Emanuel
Photo du bas: Rahm Emanuel et Barack Obama (Photo Pete Souza)
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L’avenir des médias écrits – Le Journal de Montréal

janvier 28, 2009

Les mesures annoncées par le président de la France Nicolas Sarkozy pour relancer l’industrie des médias écrits dans son pays sont très intéressantes et il faut voir dans ce programme une façon pour l’État de venir en aide à un secteur d’activité essentiel à toute société organisée.
Malheureusement au Québec, la situation est plus embrouillée. J’ai reçu plusieurs courriels me demandant ce que je pensais du conflit de travail au Journal de Montréal. Certains me demandaient aussi si je faisais toujours partie de l’empire Quebecor? Je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas encore que j’ai quitté Quebecor au lendemain de la mort du fondateur Pierre Péladeau (1925-1997). Il est décédé le 24 décembre 1997 et on m’a signifié mon congé le 5 janvier 1998…
Personnellement, je crois que l’avenir des médias écrits doit être remis en question car les règles du jeu ne sont plus les mêmes qu’autrefois. Ceci est vrai autant pour Le Journal de Montréal que pour les autres médias partout ailleurs dans le monde.
Le groupe de presse qui a le mieux réagi à la nouvelle situation est The New York Times dont la cohésion entre le papier et l’Internet est un modèle à suivre. La rentabilité n’est pas encore au rendez-vous mais la formule utilisée est excellente.
Est-ce que la survie du Journal de Montréal est menacée dans le présent conflit? Je le crois mais je ne suis pas dans le secret des dieux… Sauf qu’il va de soi qu’une entreprise comme Quebecor ne peut que constater l’évolution des autres médias et en ce sens Pierre-Karl Péladeau a sûrement une stratégie en tête… Il est évident au Québec que d’autres groupes de presse, comme Gesca, ont mieux saisi le tournant technologique et on peut faire un rapprochement,sur une plus petite échelle, entre la recette de La Presse et celle du New-York Times.
Le conflit au Journal de Montréal risque d’être long car Quebecor a les moyens financiers de prolonger le débat.
Quelques lecteurs m’ont demandéce que ferait Pierre Péladeau s’il était vivant? Difficile à répondre! Pierre Péladeau aimait l’odeur de l’encre et la texture du papier. Pour lui, toucher de ses mains un journal était agréable et essentiel.
L’empire Quebecor n’est plus celui de Pierre Péladeau. En 1997, l’entreprise était constituée de trois grandes filiales qui se complétaient. Les journaux, magazines, livres, disques et distribution dans une, l’imprimerie et le papier journal dans les deux autres. En finance, on qualifiait le système de tabouret à trois pattes à cause de sa grande solidité à ne pas se renverser. Quelques mois avant sa mort, Pierre Péladeau s’aventurait en télévision avec l’acquisition du petit réseau québécois TQS.
Aujourd’hui en 2009, les imprimeries n’existent plus, les usines de Donohue ont été vendues et la station moribonde qu’était TQS a été rapidement éliminée de l’empire. C’est un autre empire, celui créé par l’électricien André Chagnon, qui a été acquis et qui est devenu le joyau de Quebecor.Videotron est au coeur de l’action des activités de Quebecor et Pierre Péladeau n’aurait jamais imaginé pareil scénario!
Bravo à Nicolas Sarkozy et pour le reste, c’est à suivre…
Bernard Bujold –
www.LeStudio1.com
Lien plan de relance de Nicolas Sarkozy
Lien Cyberpresse
Lien The New York Times
Lien Journal de Montréal
Lien site Rue Frontenac
Lien Biographie de Pierre Péladeau (textes et photos)
Photos du haut: Lectrice de journal
Photo du bas: Pierre Péladeau devant sa piscine intérieure à sa maison de Ste-Adèle (Québec)

Les 20 ans du Centre Canadiens d’architecture et Phyllis Lambert

janvier 28, 2009

La fondatrice du Centre Canadien d’architecture, Phyllis Lambert, a récemment inauguré les célébrations du 20e anniversaire de fondation du musée dont elle est la créatrice. Un programme d’activités sera célébré tout au long de 2009 afin de souligner l’importance du rôle de cette institution à vocation culturelle et éducative. LeStudio1.com tient à souligner le travail de madame Lambert et nous lui offrons une mention d’excellence dans les Meilleurs 2009.
Bernard Bujold –
Lien Photos Phyllis Lambert
Lien Centre Canadien d’architecture
Photo de Phyllis Lambert par Bernard Bujold


Le pouvoir et la gloire – Barack Obama

janvier 21, 2009

La gloire et les honneurs sont en quelque sorte des anecdotes temporaires. Ce qui compte vraiment, c’est le souvenir de l’Histoire.
Tous les politiciens du monde veulent inscrire leur nom dans l’Histoire et ils veulent que l’on se souvienne d’eux de la façon la plus grandiose qui soit. La pire insulte pour un homme d’État, comme pour quiconque, c’est d’être oublié…
Assez étrangement, la perception du public change souvent comparé à la réalité du moment. Le cas de Bill Clinton est l’exemple le plus évident alors que le Congrès a voulu le démettre de ses fonctions mais il est aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs présidents de l’Histoire des États-Unis. Qui est le vrai Bill Clinton? Probablement celui de l’Histoire car celle-ci est un juge qui a laissé la poussière retombée et qui n’a retenu que l’essentiel au-delà de l’anecdotique. On peut penser que George Bush sera lui aussi perçu différemment maintenant qu’il est loin du pouvoir. L’essentiel de l’homme prendra l’avant-scène. En bien ou en mal…
Le nouveau président Barack Obama est actuellement l’idole du monde entier et il n’a pas encore pris une seule décision. Jamais auparavant un politicien n’aura été aussi populaire et adulé avant même d’avoir commencé. Obama constitue déjà une sorte de Jésus-Christ moderne… Il dépassera les attentes ou il décevra, mais on se souviendra de Barack Obama.
Il faut cependant attendre le passage du temps et des événements pour le jugement!
Sur une scène plus locale, un débat a été récemment lancé suite au décès de l’ex-maire de la ville de Québec, Jean Pelletier. Ses amis critiquaient le fait que le Gouvernement canadien n’avait pas cessé de l’embêter dans l’affaire des commandites et que les actions d’Ottawa avait entaché sa réputation et terni les derniers moments de sa vie. Je n’ai pas connu monsieur Pelletier mais je suis certain d’une chose. L’histoire confirmera, comme pour tous les autres politiciens, le jugement final de sa contribution politique, au-delà de ses actions au quotidien.
Il faut laisser la passion du moment passer pour pouvoir apprécier ou critiquer un individu, qu’il soit politicien ou d’un autre métier.
Bonne chance Barack Obama!
Bernard Bujold – www.LeStudio1.com
Lien site officiel The White House – Barack Obama
Photos du haut: Jean Pelletier, Paul Martin, Brian Mulroney,Jean Chrétien, Bill Clinton et George W. Bush
Photo du bas: Barack Obama

Pete Souza – Le nouveau photographe officiel de la Maison Blanche

janvier 19, 2009

Pete Souza est le nouveau photographe officiel de la Maison Blanche. Ce dernier était professeur en communications à l’Université d’Ohio, photographe de presse de carrière mais aussi ex-photographe officiel de Ronald Reagan. Il a accepté l’invitation de Barack Obama et il archivera pour l’Histoire les images du Président. Souza est très respecté dans le milieu et il favorisera l’usage du digital. Il utilise des appareils Canon dont le modèle D5’s et il vient de publier un magnifique livre de photos »The Rise of Barack Obama ».
LeStudio1.com lui offre une mention dans Les Meilleurs 2009. Bonne chance!
Article nomination officielle Pete Souza
Livre The Raise of Barack Obama
Entrevue Pete Souza au sujet de la photographie
Site personnel de Peter Souza
www.LeStudio1.com/LesMeilleurs2009


Histoire d’artistes québécois – De Véronique Cloutier à René Angélil

janvier 13, 2009

Le premier grand débat de 2009 fut le succès ou l’échec de l’émission de fin d’année diffusée par Radio-Canada. Selon certains, ce fut un échec total tandis que d’autres n’avaient vu aucun geste d’humiliation de la part de l’équipe dirigée par Véronique Cloutier. Plusieurs croient aussi que derrière cette guerre médiatique il y avait une sorte un règlement de compte entre les anciens amis que sont Guy Cloutier (père de Véronique) et l’imprésario René Angélil.
Au début, il y avait Guy Cloutier, un artiste-chanteur né en 1940 à Alma, qui a quitté sa région natale du Saguenay pour venir s’installer à Montréal vers la fin des années 60. Cloutier est devenu gérant d’artistes en 1969 et vers 1972 il a engagé un autre artiste-chanteur qui voulait travailler dans la gérance, René Angélil. Les deux hommes ont développé ensemble plusieurs artistes dont bien sûr le jeune René Simard (le frère de Nathalie). Angélil et Cloutier ont, à eux deux, imposer leurs artistes et le duo a connu le succès jusqu’à la fin de 1975. René a alors voulu devenir associé plutôt qu’employé, ce que Guy a refusé, forçant Angélil de partir à son compte. Après quelques revers, comme celui d’avoir été rejeté par Ginette Renaud, dont il était le gérant et qui décida de confier cette tâche à son amoureux du moment, René Angélil a atteint les plus hauts sommets que l’on connaît avec Céline Dion.
Malgré le fait que René et Célines soient devenus des vedettes internationales, ils ont toujours gardé contact avec leurs origines et Guy Cloutier était un grand ami du couple. Même lorsque Cloutier a admis sa culpabilité à l’accusation d’avoir eu des relations sexuelles avec une mineure, l’une de ses artistes, Nathalie Simard, René Angélil a défendu son ami. Ce jour fatidique de mars 2004 avait ébranlé tout le milieu artistique québécois car Cloutier était un pilier et une figure de proue. Guy est allé en prison de décembre 2004 jusqu’à juillet 2006 et encore aujourd’hui il est absent de la scène artistique, malgré sa sortie de prison.
Récemment on commençait cependant à le revoir en public. Il y a quelques semaines, sa fille Véronique Cloutier en avait parlé à la radio de Radio-Canada alors qu’elle participait à une émission avec Franco Nuovo. Elle avait d’abord « savonné » son collègue Nuovo pour son manque de reconnaissance alors qu’il avait critiqué en octobre 2004, pendant trois jours de suite dans sa chronique du Journal de Montréal, l’échec d’une émission télé de Véro et de son conjoint Louis Morissette (VIP – Radio-Canada). Pourtant, elle l’avait charitablement reçu chez elle pendant des moments difficiles qu’avait connu Franco à une autre époque. Pourquoi avoir tourné le dos à cette amitié? Véronique Cloutier apparaissait comme quelqu’un de généreux et Nuovo comme un ingrat.
Véronique Cloutier avait entrepris ensuite de donner des nouvelles de son père Guy en disant qu’il se remettait tranquillement de son erreur de vie et qu’il revenait dans le milieu. Je me suis dit qu’elle mettait la table pour son père et c’était très honorable de sa part.
Mais le fameux Bye Bye 2008 a tout fait chavirer. D’abord le numéro au sujet de Céline Dion et de son fils. Pourquoi s’être moqué du fils de l’ancien ami de son père? Véronique critiquait pourtant Franco Nuovo pour le manque de reconnaissance à son égard… René Angelil avait défendu publiquement Guy Cloutier lors des événements de 2004!
Mais Vero fit pire en se moquant aussi de la victime de son père, Nathalie Simard, puis pour encore en remettre, il y a eu les blagues au sujet des Noirs et de Barack Obama.
Si Vero m’avait contacté, je lui aurai dit que Nathalie, malgré tous les reproches qu’on peut lui faire, possède une aura d’intouchable. Elle est la victime qui a survécu. On ne touche jamais à une victime pas plus que l’on insulte les Noirs, les Juifs ou les autres minorités car c’est un sujet trop sensible et perdu d’avance.
Enfin, j’aurais ajouté que la fidélité en amitié est un incontournable et qu’on ne doit jamais se moquer d’un ami en public.
Par ses actions au Bye Bye, Véro a repoussé de quelques années le retour de son père dans le milieu artistique. Cela est triste car si Guy Cloutier a énormément de talent, probablement le meilleur gérant d’artiste après Angélil, il est aussi âgé de 68 ans. Ajouter des années à son purgatoire n’est pas une faveur pour personne, ni pour lui, ni pour les artistes.
Quel est la solution à cette situation?
Comme dirait la Reine Élizabeth II: “One must always fight to get back on his feet and never accept defeat…”
La Reine disait aussi : « Never complain, never explain… »
Bonne chance et bonne année 2009 à vous trois: Véro, René et Guy…
Bernard Bujold – www.LeStudio1.com
Note: Selon le directeur de la publicité à Radio-Canada, le Bye Bye 2009 sera très facile à vendre car l’auditoire était là en 2008 avec plus de 4 millions de téléspectateurs. En 2008, on aurait doublé le prix d’un commercial de 30 secondes comparé au prix de la carte des tarifs (Source The Gazette) Certains qualifient même le Bye Bye de « Petit Super Bowl québécois »…
Lien photos René Angélil
Lien photos conférence de presse Veronique Cloutier
Lien photos Nathalie Simard – Michel Vastel
Lien article The Gazette – tarifs publicitaires
Photos du haut: Véronique Cloutier et René Angélil (Photo Bernard Bujold)
Photo du bas: Guy Cloutier et Nathalie Simard (Photo Nathalie Simard Bernard Bujold)

Pleurer nos amis après leur mort

janvier 6, 2009

Le chanteur français Johnny Halliday a déjà dit dans une entrevue : »Quelqu’un comme moi ne devrait pas mourir… « 
Malheureusement, la mort est la destination finale pour tous et la vie n’est rien d’autre qu’un voyage. Certains voyagent de façon plus agréable que d’autre mais tous, nous arriverons à la même destination!
Les événements survenus à Chicoutimi relancent la discussion au sujet de la tristesse de la mort d’enfants dont la vie débutent et du désir d’adultes de vouloir cesser de vivre. La mort, qu’elle soit causée par la maladie, le crime, la guerre ou le suicide, est toujours un événement triste et douloureux pour les survivants.
Plusieurs de mes amis m’ont quitté au cours de l’année 2008 et si j’ai un regret c’est de ne pas les avoir côtoyés plus souvent lors de leur voyage sur terre.
La plus récente descente du train de la vie fut celle de Valérie Letarte. Je ne la connaissais pas personnellement sauf que j’étais parmi ses nombreux et fidèles auditeurs des émissions 275-Allô et Ados-radio. Je suis un adulte mais d’entendre Valérie discuter avec les enfants me réjouissait et j’admirais son talent. Il faut dire que je suis père de deux enfants et j’aurais aimé avoir pu parler à mes enfants comme le faisait Valérie Letarte. Cette femme possédait un talent d’exception pour la communication. Pourquoi est-elle descendue du voyage aussi jeune? Elle aurait tellement pu aider de nombreux autres jeunes! Je regrette de ne pas l’avoir contacté directement pour lui souligner combien j’appréciais son travail.
D’autres amis m’ont aussi abandonné mais dans plusieurs cas, je leur ai souvent dit que je les aimais durant le voyage.
Ben Weider est l’un de ceux-là. Cet homme a longtemps voyagée et il nous a quitté à l’âge de 85 ans. Il fut pour moi un mentor pendant près de 40 ans, au début sans qu’il ne le sache car j’étais adolescent en Gaspésie où je m’entrainais seul avec ses appareils. Par la suite, nous nous sommes rencontrés et l’amitié a duré jusqu’au dernier jour de son voyage.
L’artiste Vittorio Fioricci était aussi mon ami. Malheureusement, lorsqu’il nous a quitté, je ne l’avais pas revu depuis plus d’un an. Je me souviens de la dernière fois. C’était devant un magasin du Vieux-Montréal où il prenait une marche pour récupérer de son accident vasculaire cérébral. Mais je pensais à lui chaque jour car ses œuvres sont accrochées au mur du salon.
Le journaliste Michel Vastel était un autre de mes amis qui ont quitté en 2008. Nous avions la même profession et j’admirais sa force de caractère et son talent pour l’écriture. Je lui ai souvent dit!
Il y a quelques années, un autre grand ami m’a quitté. Il s’agissait de Pierre Péladeau. Son départ fut douloureux pour moi car il est mort devant moi sur son fauteuil dans son bureau. J’ai vu son dernier regard et je savais qu’il abandonnait le voyage. Heureusement, je lui avais souvent dit que je l’aimais.
Finalement, la responsable de mon propre voyage, ma mère, est décédée il y a quelques années. Sa fin fut très difficile car elle ne pouvait plus voyager mais le train refusait de s’arrêter pour qu’elle en descende. Mourir immobilisée sur un lit d’hospice pour personnes âgées est la pire des fins de voyage, surtout si cette agonie dure pendant presque 10 ans…
Tout ça pour dire que la vie est un voyage et qu’il faut profiter de chaque moment car bien que nous allions tous dans la même direction, nos compagnons de voyage descendrons peut-être à la prochaine gare. Il faut les saluer avant le prochain arrêt…
Bernard Bujold – www.LeStudio1.com
Liens avec reportages photos au sujet des personnalités mentionnées dans cet article
Photos du haut: Basilique Notre-Dame de Montréal- Photo Bernard Bujold
Photo du centre: Valérie Letarte (1961-2008); Michel Vastel (1940-2008);Vittorio Fiorucci (1938-2008); Ben Weider (1923-2008);Pierre Péladeau (1925-1997); Anita Cyr (1922-2005)Photo du bas: Leonard Bujold (1915-1976) Photos par Bernard Bujold